"Moi je traîne dans le désert depuis plus de vingt-huit jours et
Déjà quelques mirages me disent de faire demi-tour"
- Jean-Patrick Capdevielle
Je n'y vais plus, entre les maux de tête et la totale non envie de sortir, je reste dans mon bureau. L'eucharistie me manque, la communion des coeurs me manque, mais j'ai besoin d'être seul en même temps. Depuis la mort de Pierre je n'avais pas pu remettre les pieds dans son église, jusqu'au mercredi des cendres où je m'y suis trainé, par amour et aussi par besoin. Ca a été douloureux et depuis je me sens détaché, plus en église, plus en union de prière, absent. Je prie, oui, souvent ; je lis les évangiles tous les jours et recherche en quoi leur lecture peut changer ma vie, mais c'est tout. Plus envie de voir les gens et mon filleul et sa mère son bien les seuls chrétiens que je croise encore. C'est vraiment étrange comme sensation, je sens un travail, mais il est loin des envolée de joie, de sentiment d'élévation, c'est plus un polissage. J'ai l'impression que c'est le genre de période que nous traversons tous sur le chemin de notre vie spirituelle...et puis quel meilleur moment pour ca que celui du carême. J'espère en Pâques encore plus que chaque année, comme la fin d'une errance et un retour à la maison.
