
Je comprends que des gens aient "peur" de cette loi, à cause de ce que à quoi elle touche.
Je comprends que des gens craignent le changement, ne l'aiment pas.
Par contre, dans l'ensemble, je la trouve pertinente à notre époque, il me semble qu'il est temps et juste de tenter ce changement, que d'un point de vue chrétien c'est à la fois charitable de répondre à ce besoin de reconnaissance et fraternel de faire confiance à la sagesse et la raison de chacun quand à cet engagement.
Par contre, je trouve que ses promoteurs s'y sont pris comme des sagouins, avec de mauvaises méthodes et des arguments idiots et beaucoup de maladresse; il me semble donc normal que certaines réserves aient été émises, il est plus que dommage qu'elles aient été rejetées par réflexes politiques et idéologiques.
J'aurai souhaité des assemblées moins polarisées et des élus plus circonspect, moins idéologues, de tous les bords.
Un peu moins d'égo, de carriérisme et d'opportunisme aurait été de mise.
C'est pour ca que la première demande en septembre de Barjot and co, d'Etats Généraux de la famille m'ont semblé être une demande raisonnable, voir une méthode nécessaire.
Je regrette profondément le refus catégorique et l'escalade de postures crispées de par et d'autre qui ont suivi.
Je regrette l'absence d'encadrement, de leadership, de modération par notre gouvernement, voir notre président (de tous les français).
Par contre, contrairement à beaucoup, je ne vois pas ce débat comme une remise en cause la laïcité de notre République.
Bien au contraire, on a pu voir que la liberté d'expression et de culte était bien garantie et que les religions (chrétiennes, juives, musulmanes, bouddhiste...) comme courants de pensée (Franc-maçons, Libre pensée, FIDH...) ont pu s'exprimer et donner leur point de vue avec leur sensibilité.
C'est rare dans notre pays, on a plus l'habitude des contradictions et on a fini par croire aux vérités uniques.
Il faudrait juste qu'on apprenne à s'apaiser et à échanger avec un peu plus de modération et de respect. Ca viendra.
Ce que j'ai du mal à accepter c'est qu'on ne traite pas tous avec le même respect et que des élus et des gens du service public ne se soient pas tenu à leur devoir de neutralité et de bienveillance, on en voit le résultat concret.