• Un cimetière chrétien profané en Algérie...

    Cette info est visiblement passée à la trappe en France, visiblement on a des indignations sélectives.
    Ca mériterait au moins la même couverture médiatique que la profanation des 148 tombes musulmanes du cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, d'Ablain-Saint-Nazaire près d'Arras en avril.

    Le sacré est le même pour tous.

    Je suis dégouté que Mme Rachida Dati, notre garde des Sceaux n'aie pas condamné cette profanation dénonçant encore un "acte profondément inadmissible" comme elle l'a déjà fait, déjà qu'on l'a pas entendu réagir lors de la profanation des tombes chrétienne à La Rochelle le même jour.

    Il fait quoi Bernard Kouchner ?
    Politiquement serait il plus rentable de dénoncer l'islamophobie et l'antisémitisme tout en oubliant la christianophobie ? Y a t'il des racismes pires que les autres ? Des morts moins respectables ? Des pays intouchables ?


    Le cimetière chrétien d'Annaba, en Algérie, a été profané le mercredi 14 mai , selon le quotidien algérien "Liberté".
    C'est le gardien qui a découvert la profanation lors d'une ronde, le lendemain. Une centaine de tombes ont été saccagées dans le cimetière chrétien de Annaba, sis boulevard Che-Guevara, à l'extérieur nord de la ville.

    Des croix et des statuettes brisées, des caveaux dégradés et un cercueil éventré pour voler les dents en or ou des bijoux tandis que des pots de fleurs ont été renversés, lorsqu'il n'étaient pas tout simplement brisés.

    Cinq tombes datant de la première guerre mondiale ont aussi été saccagées.

    Le vice-président de l'association "In memoriam d'Annaba" qui agit pour la sauvegarde du cimetière, Bernard Gassiot, a porté plainte tout en précisant que cet acte est loin d'être isolé.

  • Commentaires

    1
    zenda
    Mercredi 1er Juin 2011 à 15:48
    affaire grave
    Article du journal ALGERIE NEWS Jeudi 26 mai 2011 Un vieux cimetière chrétien cédé à une promotion immobilière ! Les ossements attendent d'être inhumés depuis 1998 ! A Bouzaréah, même les morts ne dérogent pas à la règle de l'offre et de la demande. Lors de nos déplacements, et surtout au lieu dit “La Fontaine”, nous avons eu écho d'une bâtisse récente construite par un promoteur Immobilier. D'après la rumeur, le terrain serait un vieux cimetière chrétien. Après enquête et investigation, il s'avère que le terrain appartenait à la commune depuis 1986, après une procédure de transfert tout à fait légale. Le terrain est du reste constructible. Pourtant, en 1998, un rapport d'inspection des services d'urbanisme de la commune, chargés du terrassement du terrain réserve une grande surprise : des ouvriers découvrent, lors des travaux, des ossements humains. Plus ahurissant encore, l'expertise révèle que la conduite principale d'alimentation en eau potable reliant bouzaréah à Oued Koreiche traverse le terrain, et le rend inconstructible, vu le risque d'affaissement. Le maire de l'époque alerte les autorités, à savoir le procureur de la République auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs, les services de la gendarmerie, la Direction de l'urbanisme et les bénéficiaires de la coopérative. Le P/APC décide de récupérer les ossements, et de les mettre à l'abri dans le parc communal, en attendant la décision de la justice. Selon les témoignages des riverains, il s'avère que le terrain n'est autre qu'un cimetière chrétien. Après plusieurs semaines de recherches, nous découvrons un document de la Conservation des Hypothèques datant du 30 janvier 1951. Pour les besoins d'un acte de propriété, un Ex-colon se fait délivrer un certificat de possession qui délimite sa propriété. Il y est écrit : « Au nord, par un chemin romain allant du cimetière des Petites sœurs des Pauvres à la Poudrière de Bab El Oued, à l'ouest, par Les Petites Sœurs des Pauvres ; Au sud, par un chemin romain allant du même cimetière vers Frais Vallon ». Un témoignage confirme l'existence de ce cimetière. « Mon père nous a toujours parlé des Sœurs blanches qui vivaient dans le quartier, elles avaient aussi leur cimetière », nous confie un habitant. Bien que le POS de l'époque ait établi l'existence du cimetière, ce dernier n'y figure plus trente ans plus tard ! Lors de nos déplacements au niveau du parc communal, pour tenter de savoir ce qu'étaient devenus les ossements découverts en 1998, nous avons pu avoir le témoignage d'un agent communal qui n'a pas souhaité révéler son identité. « J'ai travaillé au niveau du parc pendant deux ans. Il y avait des sachets noirs. On m'avait dit qu'il s 'agissait d'ossements humains. C'était en 2002 ». Soit trois ans après leur découverte. Plus grave encore, un document daté de 2007, sous référence 145/2007, adressé par le P/APC au wali délégué, indique que les ossements étaient toujours en possession de la mairie, en attente d'être remis en terre. Une autre correspondance adressée au procureur de la République le 16/02/2005 faisait état de la situation. Aujourd'hui, personne n'est capable de nous informer si oui ou non ces ossements humains, découverts dans un terrain qui, depuis, a été construit, ont été enterrés, ou pas, plus de treize ans après leur découverte.
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