• Sept

    Ephrem, dans son dernier billet, profite de son entrée en Carême, nous propose un courageux bilans de son rapport aux septs péchés capitaux.

    J'avoue que cette forme de confession publique m'a impressionné au prime abord, ensuite je me suis dit que de l'écrire pouvait présenter pas mal d'intérêts divers...certains personnels, d'autres plus communautaires. Je m'y essaye donc, je reconnais devant mes frères (et soeurs) que j'ai pêché...

    La gourmandise : j'aime déguster, j'aime manger de bonnes choses, j'aprécie la cuisine et je suis plutôt gourmet. D'un autre coté, mes problèmes de santé font que, contrairement à ce qu'on pourrait croire, je mange plutôt léger. Ainsi, à midi je suis plutôt salade, poisson quand j'ai vraiment très faim...mais le soir, je craque bien trop souvent pour quelques carrés de chocolat, noir de préférence. Il m'arrive, les mauvais jours de journées difficiles, de craquer pour un dessert, mais je suis loin de la gloutonerie.

    La luxure : mon couple puis le mariage m'ont carrément débarassé de cette aproche du sexe. Il faut reconnaitre que j'y étais peu enclin en fait, je fais partie de ceux qui ont besoin d'une relation émotionnelle profonde pour se donner, j'ai essayé le sexe pour le sexe et vraiment, post-coïtum animal triste, comme dit l'autre. C'est vraiment pas mon truc. Puis, quand on connait ma femme...

    L'orgueil : rien que ce blog et cette liste nous donne une idée de l'étendue du problème. D'un autre coté, je ne pense pas que reconnaitre ses capacités comme des dons de Dieu (fussent elles aussi clairement supérieures que les miennes) et lui rendre grâce assez souvent pour elles soit vraiment un pêché d'orgueil. J'y peux rien si le Seigneur a fait de moi quelqu'un d'intelligent, brillant, pertinent, spirituel, beau grand, fort... et modeste...

    L'avarice : well, celui-là me pose problème. Pas tant que j'aime accumuler l'argent, en fait je ne sais jamais combien j'ai et je ne veux pas savoir...mais j'ai tendance à collectionner (les livres, les T-shirts, les couteaux....) et  j'ai du mal à donner...Je veux dire, en dehors de quelques acteurs institutionnels qui ont ma faveur, j'ai du mal à donner à quelqu'un qui tend la main dans la rue. En fait je suis pris entre l'envie de donner sans arrière pensée et la méfiance, le jugement. J'ai du mal avec les demandeurs réguliers, tous les matins sur le chemin du boulot, tous les dimanches à l'église...j'ai peur de me faire abuser et je n'ai pas confiance. Je déteste ca. Donc, des fois, je me force, comme un exercice de lâcher prise, comme une bénédiction gratuite...Sinon, faut vraiment que je pense à donner au denier du culte...

    La colère : sujet que je connais bien...en fait je ne suis pas tant colérique que révolté. Je m'agace vite sur certain sujets, ceux qui me touchent (liste disponible sur simple demande), alors que je suis d'une patience extrêmement longue pour pas mal d'autres choses qui en font craquer beaucoup. Par contre j'ai une grosse intolérance pour les cons (des idiots contents de l'être et qui en profitent), les manipulateurs et autres idéologues de bazar et pour la fainéantise intellectuelle (ce qui, dans mon métier, est une plaie). Ah oui, je ne supporte pas du tout le sans-gêne égoïste, c'est le truc qui m'énerve très vite.

    L'envie : alors là, non, pas du tout du tout. En creusant bien, j'aime les belles choses et j'envie certains musées pour certaines pièces, mais bon...

    La paresse : je suis des fois indolent, j'aime savourer, glander, regarder, profiter du soleil, réfléchir. La far niente est à mon sens une chose à cultiver. Comme je bosse dur toute la semaine et que je dois faire de gros efforts de sociabilisation, j'avoue que j'ai du mal à me faire violence pour ressortir de ma tanière (super comfortable) le dimanche matin. On me voit donc rarement à la messe ce jour là. Pour tout vous dire, je ne suis jamais allé à l'Eglise de ma paroisse qui est à 200m, mais j'essaye d'assister au service de celle de mon filleul (à l'autre bout de la ville), quand il sert. Pour le reste, je prie tous les jour, souvent, c'est une respiration, pour les lectures spirituelles, c'est souvent aussi, quant à la pénitence, j'y pense, je me prépare pour le sacrement de réconciliation avant Pâques.

    Pour le reste de mon examen de conscience, vous me permettrez de le garder pour moi-même.

     


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