• Difficile carême...

    ...alors que le corps du Christ est crucifié dans les médias internationaux...bien longtemps avant Pâques...et j'ai mal, très mal.

    Même si la mayonnaise médiatique est encore une fois montée en sauce, les fautes sont là, plus que graves, plus qu'abjectes plus qu'horribles et blessantes.

    Rien qu'un peu d'empathie devrait vous faire vomir.
    Arrivez-vous à imaginer que vous découvrez que Dieu vous aime tellement inconditionnellement que la vie est belle ; puis que celui qui vous a donné cette connaissance, celui qui a témoigné de cette merveille sans fin, utilise votre amour fraternel, filial et votre confiance "familiale" pour vous utiliser ?
    Arrivez-vous à imaginer avoir peur de découvrir des réactions physiologiques et incontrolables de son corps, de la honte, du sentiment de souillure ?
    Je ne vous parle même pas du bouleversement de se sentir pénétré et utilisé, de plaisirs non compris vécus comme étranges et effrayants...honteux.

    omg !

    Seigneur prends pitié !
    Pitié pour nos victimes !

    Le règne est au Seigneur, la puissance exercée sur l'homme est au Seigneur...vous connaissez votre Notre Père, non ? C'est pourtant clair !

    Nous sommes tous pêcheurs, qui en doute ?

    N'exigeons pas d'autres humains de faire mieux que nous aurions pu faire à leur place, le Règne n'est pas notre.

    Qui s'en absolvait sans repentir ?
    Qui faisait le secret qui empechait la véritable réconciliation ?
    Qui par envie sacriait l'inocence aux péchés du corps et les soumettait à la luxure la plus simple, celle où l'autre est traité en objet ?
    Qui par acédie et orgueil est devenu le prédateur au lieu du pasteur ?

    Qui ?

    Nous, nous tous, par action et par ommission, avec nos pensées pharisiennes et nos paroles hypocrites.

    En acceptant aussi qu'on mette un tel poids humain sur d'autres êtres humains en croyant que ca tiendrait et qui avons nié l'évidence de ces catastrophe de peur de devoir en assumer la responsabilité.

    Dieu n'a jamais demandé à ses enfants de supporter tous les péchés du monde, aucun d'entre nous n'a vocation d'être un surhomme : conseiller, organisateur, négociateur, psychologue, communiquant, organisant, écoutant, consolant, donnant les sacrements, assurants de nombreuses missions...tout ca dans la solitude !

    Dieu aurait il pu demander un tel sacrifice ?

    Le Père ne réclame pas le sacrifice de la chair, celui des anciens barbares, mais le sacrifice d'amour et de confiance d'Isaac par Abraham !

    Oui, cet engagement si profond, ce sacrement confère un lien, une source de joie, le soutient de l'Esprit, la paternité spirituelle !

    Mais spirituellement Dieu veut aussi notre bonheur, là, tout de suite...désire t'Il ce sacrifice d'une partie de celui qu'Il a créé, cette partie qui nous amène près de Lui un peu plus en nous laissant entrevoir Son Royaume, cette partie qui nourrit et relie notre humanité à d'autres, ce besoin que tout homme a de partager de l'intimité avec un autre humain.

    Nos corps sont fait pour être touchés et non brimés...et je ne suis malheureusement pas surpris que ce besoin ne disparaisse jamais (il apparait avec la naissance) et comme tout filet d'eau enfermé et réprimé il finit par creuser son passage, en douce, malsainement, dans les pierres les plus tendres.

    Ce sont les nôtres, prètres, laïcs qui ont marqué du sceau de la honte un des plus beau cadeau du Père.
    Ce sont les nôtres qui n'ont rien vu, rien dit, par honte, par lacheté, par système
    Ce sont les nôtres et nous-même qui avons cherché des bouc-émissaires externes (et qui continuons, l'impur c'est toujours l'étranger, c'est connu) pour les lyncher les haïr (quelle caritas !), les chasser de nos séminaires tout en affichant une facade hypocrite de purs et durs.

    J'ai honte pour nous, honte du mal fait par nous, le corps du CHRIST !

    Souvenons n nous du "Repentez-vous et croyez en l'évangile !" du Mercredi des Cendres...

    Commencons déjà par la plus essentielle des charité :

    Accueillir nos victimes, nos enfants éloignés, blessés par la vie dans nos maison, "Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé."

    Travaillons ensuite ensemble à la guerison, expions nos péchés par la charité, qui est tout, puis transformons notre église à l'image de ces plus faibles : de nos enfants, de nos victimes pour que nous ne fassions PLUS JAMAIS CA !


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