• Action !

    "L'inhumanité de l'homme pour l'homme n'est pas seulement l'effet d'actions venimeuses perpétrées par ceux qui sont mauvais. Elles est aussi l'effet d'une inaction aux conséquences vicieuses de ceux qui sont bons."
    - Martin Luther King

    Une petite pensée svp, une prière pour ceux qui croient, pour un frère en but à l'homophobie à son travail...il refuse de céder à la colère et à la frustration et cherche un chemin plus digne pour sortir de cette situation. Une pensée aussi pour celui qui le harcèle et qui est visiblement perdu.

  • Commentaires

    1
    Ephrem
    Lundi 14 Juillet 2008 à 18:45
    Chercher un chemin
    Je m'invite chez toi, cher Sébastien, pour répondre à la plaisanterie amère de Desproges que tu cites chez Cyril. Ton blog du 7 juillet montre que tu es témoin pour l'instant d'un harcèlement homophobe, qui n'a rien d'imaginaire, et je comprends ton irritation. Mais permets-moi de m'expliquer directement. Desproges est mort en 1988 : c'était il y a vingt ans ! Je ne nie pas qu'il reste un racisme diffus en matière d'orientation sexuelle, surtout chez les personnes âgées ou moins cultivées. L'homophobie n'est pas éliminée partout. Mais je la crois "déracinée", du moins en Occident. Elle n'a plus de légitimité dans aucune société évoluée, au contraire : c'est même parfois un délit. Songe au chemin parcouru. Ce n'est qu'en 93 (je crois)(ou 83?) que l'homosexualité a été rayée par l'OMS du régistre des maladies... Tu as moins de quarante ans, est-ce que tu mesures la radicalité des transformations sociétales ? Au bénéfice de la Justice - pour les femmes, pour les homos, pour les gens de couleur... Ne perdons pas notre temps à geindre ; profitons des courants favorables pour nous affirmer. Etre contents de nous, de Dieu, des autres, de la vie, du progrès... La question qui m'intrigue, moi, c'est : faut-il s'affirmer comme semblable (l'orientation sexuelle est un détail sans intérêt social) ou bien comme différent (original, spécifique), avec les mêmes droits bien sûr ? Je crois qu'il n'y a pas de réponse générale, et aussi que bien des hétéros sont plus bi qu'on ne croit, et peut-être l'homosexualité elle-même n'a pas partout le même contenu. Du coup, politiquement je défends la première solution, qui est la plus sûre : omnibus idem. Mais intérieurement, au fond, je crois plus à la seconde. Je ne me sens pas "comme". J'ai une conscience aiguë de mes différences que je n'ai pas envie de réduire. Comme un artiste n'a pas envie d'être marchand, même riche. Je crois d'illeurs qu'elles ont une utilité sociale. Par exemple je n'ai jamais souhaité d'avoir des enfants ; mais je crois avoir été meilleur prof que si j'avais été hétéro.- Amicalement.
    2
    Mercredi 16 Juillet 2008 à 23:45
    Doute.
    Franchement je doute du déracinement de l'homophobie en occident. Elle se cache mieux (et encore), prends des atours plus légitimistes (lutte anticommunautaire, lutte religieuse traditionaliste hypocritement compatissante) mais perdure, comme notre bon vieux racisme.
    3
    Vendredi 18 Juillet 2008 à 00:51
    Homophobie au travail.
    Je lis avec un peu de retard ton article. Nous prierons pour les deux personnes (celle qui est harcelée et celle qui harcèle). Au boulot, je me suis imposé et j'ai imposé qu'on me respecte (et qu'on respecte mon couple). Et ça a marché...
    4
    Seb
    Vendredi 18 Juillet 2008 à 05:32
    @Ephrem :
    L’écrivain Mohamed Kacimi raconte dans Libération du 22 juin qu’à l’occasion de sa dernière journée de travail avec des élèves de seconde et première dans « une de ces enclaves du tiers si ce n’est du quart-monde qui poussent en France », il leur a demandé d’écrire « quelle loi ils feraient adopter en premier pour sauver la France » s’ils étaient élus président de la république. Au dépouillement de leur réponse anonyme dans un bulletin secret, « 80 % des élèves proposent le rétablissement de la peine de mort. Le reste demande l’incarcération des pédés. Je m’emporte, écrit l’écrivain : Non, vous ne pouvez pas vous plaindre du Front National et tenir ce genre de propos. C’est raciste. » A l’unanimité, ils me répondent : « Non, Monsieur, c’est pas la même chose, un noir n’a pas choisi d’être noir, mais un pédé, si... »
    5
    Ephrem
    Dimanche 20 Juillet 2008 à 15:34
    Libération, donc
    Le problème est plutôt de savoir si, en Occident (relis-moi), l'avenir sera écrit par les citoyens issus d'une culture fermée, soucieuse de traditions et d'obéissance au groupe plutôt que de progrès, de découverte, de curiosité du réel comme est notre culture des Lumières. La nuit du Moyen-Age peut toujours revenir, naturellement. A la suite de désastres écologiques et/ou militaires, mais l'immigration comme telle n'est pas un danger : vois le nombre d'allochtones qui, sans se renier, adoptent peu à peu les usages modernes. Le retour du temps perdu reste douteux, et pas imminent. Autre chose : les ados en réagissant ainsi ne font que dire : "je n'en suis pas", tellement ils ne sont sûrs de rien. De toutes façons l'homosexualité est un destin qui restera toujours minoritaire : ne t'étonne pas qu'il ne soit jamais assumé avec plaisir. A 16-17 ans, on croit donc le plus longtemps possible que ça passera. Amicalement.
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